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Ancienne Mairie de Hagenthal-le-Bas
Première Mairie-école - Construite en 1898 (22 x 10 mètres)
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Monument aux Morts
Pour le premier conflit mondial, une plaque de marbre se trouve encore apposée à droite dans la nef de l’église.
Le monument à l’extérieur, commun aux deux Hagenthal, a été érigé au mois d’août 1946.
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Rue Oberdorf
Maison curiale - (inscription sur la porte d’entrée occidentale : 17IBFRIIZPCHPTPORE54)
Située sous la terrasse de l’église, grande maison en pierre à un étage sur rez-de-chaussée surélevé. L’inscription sur le linteau fait référence à Jean-Baptiste Fritz, curé de Hagenthal-le-Bas, de 1749 à 1791.
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Ancien Château de la Famille d'Eptingen – Hagenthal-le-Bas
Origines obscures… Selon Salch (p. 126) ce serait le château de Hagenthal-le-Bas qui se trouverait à l'emplacement du château médiéval. Selon Mangold, ce serait celui de Hagenthal-le-Haut, et le second château serait de création récente.
Faute d'une étude de la question, d'après les textes, on ignore toujours l'époque à laquelle il a existé deux places. Les deux se seraient trouvées, selon Mangold, aux mains des Eptingen. Le plus ancien aurait appartenu antérieurement comme fief autrichien aux comtes de Thierstein. En 1465, Goetz Heinrich d'Eptingen reçoit, avec l'accord des Habsbourg, la seigneurie des deux Hagenthal, probablement avec le château.
Cette famille le conserve jusqu'à la Révolution. Selon Clauss, le second château aurait été possédé d'abord par les Eptingen, puis depuis le milieu du XVIIIème siècle jusqu'à la Révolution, par les Reich von Reichenstein. Cet auteur ne parvient pas à distinguer l'histoire des deux endroits (p. 766). Salch ne connaît qu'un château celui de Hagenthal-le-Bas; pour Wolff (p. 240) le château de Hagenthal-le-Bas, situé dans le village serait celui des Eptingen; son pendant, situé à l'écart de l'agglomération serait celui des Reich von Reichenstein.
Du fait de ses remaniements exécutés au XIXème siècle, le plan d’origine du château peut difficilement être précisé. Le château se présente comme un bâtiment à étages, formé de deux corps principaux dans le prolongement l’un de l’autre. Avec un étage sur rez-de-chaussée surélevé, le corps (26 sur 10 mètres, à gauche) est rectangulaire. La porte de ce corps porte la date de 1843 (Heinrich Geschwind-Ioseffin Ritter 1843). Le corps de bâtiment de plan carré (à droite) comprend trois étages sur un étage de soubassement (XVIème ou XVIIème siècle) et est flanqué d’un oriel montant de fond, percé de fenêtre à meneaux.
La construction est en pierre, entièrement crépie, à l’exception des encadrements des baies et chaînes d’angle, en grès taillé.
Depuis 2003, le château est propriété de la Commune de Hagenthal-le-Bas.
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N°2 - 1842 ( clef sur porte d’entrée JC.FM/1842)
Le rez-de-chaussée est en pierre crépie, la chaîne d’angle est en harpe, avec l’étage en pan de bois. Elle aurait été construite par la famille Gschwind.
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N°6 - 1730 (clef sur porte d’entrée 1730)
Le rez-de-chaussée est en pierre crépie, avec encadrement des baies en pierre taillée. L’étage est en pan de bois à hourdis modernes
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N°8 - 1742 (clef de la porte de cave 1742)
Belle maison à étage sur cour ouverte avec coursière contre le mur-gouttereau avec garde-corps en bois avec guettes en croix de Saint-André et en quart de cercle, sur quatre poteaux galbés.
La construction de la maison présente des caractères de la fin du XVIème siècle, à en juger d’après l’architecture de la porte d’entrée et la fenêtre à meneau. La galerie en bois est postérieure (fin XVIIème-début XVIIIème siècle).
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N°9 - 1747 (linteau de la porte de la cave)
Maison à étage construite en pan de bois sur une cave très enterrée datée de 1747. Maison probablement remaniée au XIXème siècle. Guettes en croix de Saint-André curvilignes dans le mur-pignon.
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N°19 - 1741 (sur le linteau, inscription hébraïque en bas relief, avec un motif de feuillages et les initiales AD et datée du Lundi 31 juillet 1741 et inscriptions dans des cartouches en creux des appuis de fenêtres de l’étage)
Petite maison à un étage en pan de bois sur rez-de-chaussée en pierre crépie et encadrement des baies en grès gris, donnant sur une cour-ruelle et pratiquement dépourvue de bâtiment d’exploitation. Construite en 1741 par le rabbin Abraham Dreyfus, de Wittersheim, de Sierentz puis de Marmoutier.
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N°26 - (porte de la cave 1705 et chef la porte d’entrée A.D./C.B./1774)
Grande ferme en pierre crépie délabrée. A l’étage, les têtes sculptées en haut-relief, situées au-dessus du linteau d’encadrement, représentent les membres de la famille des constructeurs. Mais en 1975, lors de la restauration par MPA, on retrouva un pied d’homme. Aussi les têtes pourraient être celles d’anciennes statues.
Ce serait l’ancienne maison dimière, construite par André Dopler, prévot-syndic et futur maire (+1812), et Catherine Bacher.
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N°37 - (clef de la porte d’entrée 1771)
Maison en pierre, à baies avec arc en grès jaune et segmentaire, avec étable et grange contiguës datées 1773. Pignon en pan de bois
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N°41 - (porte de la cave 1745)
Maison à étage en pan de bois sur soubassement du XVIIIème siècle. Les parties supérieures de la maison paraissent avoir été remaniées au XIXème siècle.
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Rue de Folgensbourg
Croix de chemin - XIXème siècle (Joseph Kuentz / Anna Maria Schmitt…)
En grès rose, le montant de la croix est placé sur un socle quadrangulaire. Sur le montant, les instruments de la Passion (dés, échelles, lance et éponge, marteau, tenailles et le fouet en bas-relief). Dans le médaillon à la croisée, le relief a disparu. Fleur à quatre pétales sur la tranche des bras. Titulus au sommet. Le calvaire a été rénové dans le cadre de l'AFUA.
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Eglise Saints Pierre & Paul
Hagenthal-le-Bas est une paroisse du chapitre de Leimenthal depuis 1105. Hagenthal-le-Haut était une paroisse filiale de Hagenthal-le-Bas depuis 1802.
En 1195, le pape Célestin III confirme au chapitre de la cathédrale de Bâle la propriété de l'église de Hagenthal. Le Liber Marcarum de 1441 nous la montre unie au chapitre, qui au XVIIIème siècle encore, conservait le droit de collation.
En 1706 sont consacrés les trois autels de l’église, ce qui fait croire à une rénovation du mobilier. En 1725, lors de la démolition de la synagogue, les pierres auraient été remployées pour les travaux de l'église.
En 1858, on arrête d'utiliser les cloches de crainte de voir la tour s’écrouler. En l859, un projet de construction d'un clocher accolé au choeur est dressé par Boch de Ferrette. Il n'est sans doute pas réalisé.
L'édifice se trouvant être en très mauvais état, l'architecte Nicolas Risler-Tournier (de Mulhouse) est chargé d'établir un projet de reconstruction. Le plan définitif est présenté en 1867 : style néo-roman avec baies (en grès) en plein-cintre, portail avec colonnes et chapiteaux, une nef rectangulaire, une tour-porche hors-oeuvre et d'un choeur avec abside à trois pans, sacristie contre le choeur. Clocher avec flèche à huit pans.
L'adjudication des travaux a lieu l'année suivante, suivie de la pose de la première pierre (7 juillet 1868). La consécration peut avoir lieu dès 1869, mais la construction du sanctuaire fut définitivement achevée en 1872. Mais la toiture était trop lourde pour des murs peu solides. En 1899, on mit en place les tirants métalliques.
L'église avait été construite par les communes des deux Hagenthal, celle de Hagenthal-le-Haut participant au tiers des frais
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Mobilier
Statues de Saint-Pierre et Saint-Paul debout (H:1,65 m.) du XIXème siècle, avec leurs attributs, sur consoles de part et d’autre de l’arc triomphal, autrefois sur la tribune d’orgues. Le bois est décapé, traces de stuc, dos sculpté. L'épée de Saint-Paul est neuve. Inscrites sur l’inventaire supplémentaire à la liste des objets mobiliers classés (20.1.1988).
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Orgue
Un orgue existe avant la Révolution. Il est estimé à 400 livres le 6 juillet 1796, par l’expert Chrétien Kannengieser, menuisier à Huningue. Conrad Bloch, d'Aesch (au sud de Bâle) travaille à Hagenthal en décembre 1812 : il semble remettre en état l’orgue du XVIIIème siècle, moyennant deniers paroissiaux.
Alors qu’il travaille à l’orgue de Liebenswiller, Valentin Rinkenbach oeuvre à Hagenthal. Son buffet à trois faces, cintrées et quatre tourelles date de 1846. A cette époque, le nom de l’organiste nous est connu : il s'agit de Balthasar Guth.
Originaire d’Ammerschwihr, Valentin Rinkenbach (1795-1862) était l’un des quatorze enfants de Jean Rinkenbach (1747-1826), maréchal-ferrant et de Catherine Birgäntzle (1753-1837), fille de Martin Birgäntzle (1719-1803), fameux facteur d’orgue.
En 1869, l’instrument est transféré dans la nouvelle église Saints-Pierre et Paul. Il a été restauré le siècle suivant, par Schwenkedel (1957) et Weber (1978).
Au total, le buffet est à présent peint, les tuyaux en zinc, le positif est placé derrière le Grand Orgue, en dehors du buffet. La pédale est placée à gauche du positif, transversalement. La console en fenêtre possède les registres d’origines, des claviers à pommeau noir et boutons blancs.
Un dossier de rénovation est en cours d'instruction par le Ministère des Monuments Historiques.
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Synagogue
Dès 1689, on recense trois familles juives à Hagenthal-le-Haut et douze à Hagenthal-le-Bas. Un siècle plus tard, au recensement de 1784, on dénombre respectivement 52 et 67 familles.
Dès 1724, une synagogue est édifiée à Hagenthal-le-Bas. On avait toutefois omis de demander l’autorisation aux autorités compétentes. Ce procédé, contraire à la Loi, est sanctionné par le Conseil Souverain d’Alsace. La synagogue nouvellement construite est démolie au mois de février 1726, et ses matériaux de construction vendus au profit de l’église catholique du lieu.
Une nouvelle synagogue est construite en 1740. Ce lieu de culte est pillé en 1848. Au moment de sa remise en état, on profite pour l'agrandir et y installer l'école israélite.
Au début du XXème siècle, la synagogue est vendue avant d'être transformée en atelier mécanique.
Depuis 2004, elle a été réhabilitée, grâce au nouveau propriétaire Christophe Hohler, artiste peintre, qui en a fait son atelier.
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Cimetière Juif de Hagenthal-le-Bas
Au pied de la colline boisée du Gaeblein, le cimetière juif du village repose dans les hautes herbes. Quelques tombes ont encore été entretenues vers les années 80. Mais les plus anciennes sont peu à peu dévorées par les lichens. Le temps efface les écrits et l'humidité dissout la pierre.
Avant 1794, les juifs de Hagenthal étaient inhumés au grand cimetière de la contrée, celui de Hegenheim ouvert en 1673.
Situé à l’est du village, sur une hauteur, le cimetière aurait été établi en 1794 (ou en 1803 d’après le Reichsland). Les monuments sépulcraux paraissent remonter au XIXème et au XXème siècle.
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Chapelle de la Sainte-Croix
A l’origine, un miracle... Originaire de Hagenthal-le-Bas, la grande famille Jacques Schoeffel et Catherine Gasser avait une dizaine d'enfants dont une fille, Marie-Anne, sourde et muette.
Les époux promirent d'ériger une croix sur un des champs en dehors du village, dans le but d'obtenir la guérison de leur enfant. Or, elle mourut en 1832 à l’âge de 6 ans et 5 mois, "le Dieu miséricordieux la libérant de ses souffrances". Une de ses sœurs, Catherine, était déjà décédée en 1818 âgée de trois ans.
Une décennie plus tard 1er mai 1842, un pauvre garçon de 11 ans, Théophile Glermann, de Hagenthal-le-Haut, bossu et marchant avec des béquilles, alla à la rencontre de son père, Antoine, tailleur-cultivateur et garde de police, qui devait revenir du proche Leymen. Il prit un sentier passant devant cette croix. En y passant, il est arrêté et repoussé par un vent violent. Il s'agenouilla et pria. Dans le même moment, une ombre le couvrit, puis il sentit un craquement dans le dos, sans aucune douleur. Il était guéri de son infirmité, put se lever et marcher sans difficultés. Il partit, non sans regarder encore une fois en arrière et vit la main du Christ, détachée de la Croix, qui lui fit signe de revenir. Il retourna pour s'agenouiller une seconde fois pour prier.
Une autre version indique que quatre anges lui apparurent pour lui dire qu'il devait cette guérison à la puissance et à la miséricorde divine.
Ce garçon, plein de reconnaissance, vint souvent prier au pied de cette croix et contribua ainsi beaucoup à la faire vénérer. Orphelin, il mourut le 27 mai 1848, âgé de 18 ans à Hagenthal-le-Bas au domicile d'Antoine Colling.
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Construction de la chapelle.
Avec les oboles déposées au pied de la croix à protéger des intempéries, la famille Schoeffel résolut de la couvrir d'une petite chapelle avec autel pour y faire célébrer la Sainte-Messe. Bien que l’Eglise n’ait jamais reconnu comme "miraculeux" ce fait divers, le bruit de ce miracle se répandit bientôt et on accourut de partout pour vénérer cette croix miraculeuse. L'affluence fut si considérable (surtout des pèlerins de Mariastein) que l'on construisit une nef, avec deux autels latéraux dédiés à Marie et au Christ, et pouvant contenir entre 300 à 400 fidèles.
Le 14 septembre 1852, elle est solennellement bénie. Comme la venue des pèlerins ne cessait de grandir, il était question d'y installer une petite communauté (des missionnaires devant quitter Trois Epis, "les Pères du Précieux Sang") chargée du pèlerinage.
Même a Mulhouse, le pèlerinage faisait grand bruit, et des lithographies présentant la croix miraculeuse, sorties des presses de l'imprimeur altkirchois Boehrer, étaient vendues dans de nombreuses rues
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Cession de la chapelle à la paroisse.
En juillet 1862, Joseph Schoeffel est désireux de céder la chapelle à la paroisse, qui en fit une chapelle de secours pendant la construction de la nouvelle église Saints Pierre et Paul, en 1868/69.
Dès lors, elle servit de pèlerinage à tous les fidèles des environs. En 1890, elle est restaurée tant extérieurement qu'intérieurement avec ses nombreux ex-votos et il est attesté que les pèlerinages se poursuivent.
Elle a été rénovée, ainsi que le calvaire, par la Commune et le Conseil de Fabrique en 1972 et 1996, puis cédée à la Commune.
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Patrimoine
Le maître-autel a été changé, tout comme la Croix, l'ancienne étant vermoulue. Déposée un moment dans la sacristie, la croix de 1657 a été bien rénovée et a trouvé un moment refuge dans le choeur de l'église Saints-Pierre et Paul, avant de faire son retour dans la chapelle. Un autel en chêne aux panneaux peints avec les statues de la Vierge et de Saint-Jean domine le petit choeur.
Identique à celle des Trois Epis, la Vierge de Pitié (groupe sculpté dans du noyer) du XVIII ou XIXème siècle est à l'heure actuelle au presbytère, et a été classée à l'inventaire supplémentaire de la liste des mobiliers classés des Monuments historiques, par arrêté préfectoral du 20 janvier 1988. La Vierge est assise sur un banc porté par des balustres.
D'après les notes de Paul-Bernard Munch
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