Histoire
Cité pour la première
fois en 736 dans une donation du comte Eberhard à l’abbaye
de Murbach, Leymen doit son nom à la nature argileuse de son
sol . En effet le village est né autour de la
« Leimgrube », glaisière d’où
l’on tirait le matériau pour la construction des maisons.
L’église primitive (et dite « Wisskirch »)
avait été le premier sanctuaire de toute la région.
Elle fut démolie en 1820.
Au
XIIIème siècle, Leymen entre dans
l’histoire sous la dépendance de Bâle. Des
renseignements sont consignés dans le Cartulaire de Bâle
et dans les registres des couvents bâlois possédant des
biens à Leymen : St Alban, Ste Madeleine et les
prêcheurs. Une famille bâloise se nomme « de
Leymen ».
Pendant
la période féodale, le village est rattaché au
Saint Empire romain germanique, partagé entre le comté
de Ferrette et l’évêché de Bâle.
Au
XVIIème siècle, le village est victime des
exactions des Suédois avant son rattachement au royaume de
France.
Au
XVIIème siècle, le procès de
l’Eichwald oppose les Leymenois aux Reich de Reichenstein au sujet
de la propriété de cette riche forêt. Les
villageois obtiennent gain de cause.
Lors
du premier conflit mondial, Leymen est coupé du reste de
l’Alsace par un barrage électrifié.
Au
cours de la seconde guerre mondiale, les habitants furent évacués
dans les communes landaises de Labastide d’Armagnac et Mauvezin
d’Armagnac. 10 familles furent déportées par l’armée
d’occupation pour avoir facilité la fuite de jeunes gens en
Suisse. Le village est libéré le 20 novembre 1944.
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