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Présentation


Niché au pied du Jura alsacien, véritable enclave en pays helvétique, Leymen est situé dans un écrin de verdure, au cœur de la vallée de la Birsig. Ce site pittoresque est surplombé par le château du « Landskron » au Sud et par la chapelle de « Heiligenbrunn » au Nord. Un tiers du ban communal est couvert de forêts aux essences réputées et aux sentiers appréciés des promeneurs .

La proximité de la Suisse est une composante spécifique du village : la majorité des actifs traverse quotidiennement la frontière pour exercer leur profession. De plus 5,6 % des foyers sont des résidences secondaires. Si Leymen compte toujours quatre exploitations agricoles, une partie des terres est également exploitée par nos voisins helvètes. Enfin Leymen héberge depuis 1910 une station de la ligne n°10 des tramways bâlois.


L’activité économique du village est riche de commerces (épicerie, boucherie, salon de coiffure) et de nombreux artisans (menuiserie, parqueterie, garage, paysagiste, électricien, enseignes publicitaires). Par ailleurs pas moins de quatre restaurants accueillent gourmands et gourmets.


Histoire

Cité pour la première fois en 736 dans une donation du comte Eberhard à l’abbaye de Murbach, Leymen doit son nom à la nature argileuse de son sol . En effet le village est né autour de la « Leimgrube », glaisière d’où l’on tirait le matériau pour la construction des maisons. L’église primitive (et dite « Wisskirch ») avait été le premier sanctuaire de toute la région. Elle fut démolie en 1820.

Au XIIIème siècle, Leymen entre dans l’histoire sous la dépendance de Bâle. Des renseignements sont consignés dans le Cartulaire de Bâle et dans les registres des couvents bâlois possédant des biens à Leymen : St Alban, Ste Madeleine et les prêcheurs. Une famille bâloise se nomme « de Leymen ».

Pendant la période féodale, le village est rattaché au Saint Empire romain germanique, partagé entre le comté de Ferrette et l’évêché de Bâle.

Au XVIIème siècle, le village est victime des exactions des Suédois avant son rattachement au royaume de France.

Au XVIIème siècle, le procès de l’Eichwald oppose les Leymenois aux Reich de Reichenstein au sujet de la propriété de cette riche forêt. Les villageois obtiennent gain de cause.

Lors du premier conflit mondial, Leymen est coupé du reste de l’Alsace par un barrage électrifié.

Au cours de la seconde guerre mondiale, les habitants furent évacués dans les communes landaises de Labastide d’Armagnac et Mauvezin d’Armagnac. 10 familles furent déportées par l’armée d’occupation pour avoir facilité la fuite de jeunes gens en Suisse. Le village est libéré le 20 novembre 1944.